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Le Pays des Souris est une lettre d'information qui propose un regard décalé sur l'actualité politique du pays et décortique avec humour l’état de la démocratie représentative et de ses dysfonctionnements. 

Le titre ''Pays des Souris'' est emprunté au célèbre discours Mouseland prononcé par le sénateur nord-américain Tommy Douglas en 1965.

A travers ce point de vue neutre et objectif de la vie politique française, cette lettre se fixe pour objectif de répondre à une question fondamentale : sommes-nous gouvernés par des Chats ?

Stéphane Guyot

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Le Pays des Souris...

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Il était une fois, dans une galaxie lointaine, très lointaine, un lieu imaginaire, un pays merveilleux appelé « le Pays des Souris ». C’était un lieu où vivaient, travaillaient et jouaient toutes les petites souris, où elles naissaient et mouraient. 

Le Pays des Souris était bien organisé. Chacune avait sa place et jouait un rôle dans la société. Elles avaient même un parlement et, tous les cinq ans, elles votaient pour leurs représentants. Ainsi, à chaque élection, toutes les petites souris avaient pris l’habitude de se rendre aux urnes afin d’élire leur gouvernement, un gouvernement constitué exclusivement… de gros chats noirs. 

La plupart des chats noirs faisaient bien leur travail. Ils dirigeaient leur gouvernement avec dignité et écrivaient de bonnes lois, c'est-à-dire des lois qui étaient bonnes pour les chats. 

Une de ces lois disait que les poches des souris étaient trop petites pour que les grosses pattes des chats noirs puissent y entrer. Il fallait donc, dans l’intérêt des souris, que leurs poches soient agrandies de sorte qu’on puisse les vider plus facilement. Une autre loi stipulait que les souris ne travaillaient pas assez longtemps et qu’il convenait, toujours dans l’intérêt de leur pays, qu’elles continuent à cotiser toute leur vie pour financer le système des retraites ; le leur mais aussi celui des chats noirs qui était bien plus avantageux.

Ces lois, qui étaient bonnes pour les gros chats noirs, n’étaient évidemment pas bonnes pour les petites souris. Elles les trouvaient même de plus en plus dures et, quand elles ne purent plus les supporter, quand leur vie fut devenue trop difficile, les souris décidèrent qu’il fallait faire quelque chose. Il fallait que ça change. Alors elles se rendirent en masse aux urnes et votèrent contre les gros chats noirs pour élire… des gros chats blancs…! 

Il faut dire que les chats blancs firent une campagne géniale. Ils disaient: « Le Pays des souris est trop taxé. Notre ennemi c’est la finance. Si vous votez pour les chats blancs, nous n’augmenterons pas la TVA, nous baisserons les impôts et nous ramènerons la retraite à 60 ans. Le changement, c’est maintenant ! » 

Les souris adoraient ce discours. Elles croyaient sincèrement que le candidat des chats blancs ferait de grandes choses pour améliorer la vie des souris. Alors les chats blancs furent élus. Mais ils ne firent rien de ce qu’ils avaient promis. Pire, ils prenaient les mêmes décisions que les chats noirs. 

Normal, après tout… c’était des chats eux aussi.

 

La vie devint plus dure que jamais ; pas celle des chats, celle des souris. Et quand elles ne purent en supporter davantage, elles votèrent contre les chats blancs en élisant les chats noirs à nouveau pour, plus tard, revenir aux chats blancs et, à nouveau, aux noirs. Elles venaient d’inventer la « Chalternance ». Elles essayèrent même avec des chats rayés, moitié noirs, moitié blancs. Elles appelèrent ça la « co-Chabitation ».

Un jour, lassées de voir que les chats noirs et les chats blancs étaient identiques, les petites souris décidèrent d’élire le chat Siamois. Le chat Siamois était très malin. Il avait bien compris que les souris ne voulaient plus entendre parler des Chats qui gouvernaient le pays depuis si longtemps. Comme les souris ne le connaissaient pas, il se dit qu’il avait une chance. Le chat Siamois était un excellent communicant. Il arrivait à faire croire aux souris qu’il n’était pas vraiment un chat et qu’il allait les débarrasser des chats noirs et des chats blancs. 

La télé des Souris, qui appartenait aux Chats, n’arrêtait pas de répéter que le chat Siamois venait de nulle part, que son poil était soyeux et son regard perçant, que c’était un très beau chat comparé aux vieux matous noirs et blancs. Il brillait tellement sous les projecteurs qu’on ne voyait que lui. 

Le chat Siamois gagna l’élection, non pas grâce à son programme mais parce que les souris refusaient de voter contre son adversaire, le chat de gouttière. Celui-là était trop dangereux. Il s’en prenait aux journalistes et disait que si le Pays des Souris allait si mal, c’était la faute des mulots du champ voisin qui venaient manger dans leur assiette. Il avait l’air séduisant, ce chat de gouttière. Il parlait comme les souris…mais il mangeait comme un chat..!

Malheureusement, les souris réalisèrent trop tard, qu’une fois de plus, elles avaient été bernées. Après son élection, le chat Siamois fit tout et n’importe quoi sous prétexte que c’était dans son programme et qu’il avait été élu pour l’appliquer. Il faisait des cadeaux aux chats persans qui avaient financé sa campagne et habitaient dans les beaux quartiers. Pendant ce temps, il taxait les jeunes chatons qui cherchaient à se loger et les vieux matous qui avaient travaillé toute leur vie. Le gouvernement du chat Siamois était même constitué d’anciens chats blancs et noirs que les souris avaient éliminés pendant la campagne. Un comble ! 

 

Une grande majorité de souris finit par se résigner. Elles se disaient qu’il n’y avait aucune différence entre les chats noirs, blancs, gris ou siamois et que ça ne servait plus à rien de voter. D’autres estimaient que le chat de gouttière représentait peut-être une bonne solution à envisager. Il faut dire qu’il faisait beaucoup d’efforts, ce chat de gouttière, pour paraître plus présentable. Depuis plusieurs années il avait appris à s’exprimer de manière plus apaisée, moins agressive, moins outrancière. Son discours avait évolué. Il était moins violent, presque rassurant. Certaines souris avaient envie de se laisser convaincre par ces efforts. Elles se disaient que les chats blancs et les chats noirs avaient été tellement incompétents, que le chat siamois était si décevant, que finalement le chat de gouttière ne pouvait pas être pire. Lui, au moins, elles ne l’avaient jamais essayé. Celui-là ou un autre, après tout, il fallait bien voter pour un chat !

Puis un jour, une souris prit la parole et dit aux autres souris : « Voyez-vous, le problème ce n’est pas la couleur des chats. Le problème est qu’ils sont des chats. Et comme ils sont des chats, ils ont naturellement des intérêts de chats, pas de souris ». Elle ajouta : « Pourquoi ne déciderions-nous pas nous-mêmes de voter les lois qui nous semblent justes pour le Pays des Souris ? »

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Si j'étais candidat...

Si j’étais candidat à la prochaine présidentielle, je serais porteur d’un projet collectif élaboré avec de nombreuses petites Souris issues du monde associatif et de la société civile. Les Français auraient été consultés préalablement à l’élaboration du projet afin qu’ils expriment leurs attentes sur 5 thématiques piliers de mon programme : Institutions, écologie, fiscalité, sécurité, santé.

Vote obligatoire

C’est une vérité que Monsieur de La Palice lui-même ne pourrait contester. Pour lutter contre l’abstention, il suffirait de rendre le vote obligatoire. On appelle ça enfoncer une porte ouverte.

La tentation peut être grande chez certains élus en quête de légitimité électorale, mais derrière l’évidence d’une telle révélation se cachent de nombreux pièges qui auront certainement échappé aux partisans du vote obligatoire.

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L'origine du mâle

Sous les hashtag #balancetonporc, les témoignages d’agression et de harcèlement sexuel se multiplient comme des petits pains. Le phénomène en dit long sur l’ampleur du drame car l’affaire Weinstein n’est que la partie émergée d’un véritable iceberg culturel. Derrière ces révélations, toutes plus sordides les unes que les autres, se cache en effet un mal profond qui touche toutes les couches socio-professionnelles de la population féminine. 

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La Spirale du silence

L'influence des médias dans le vote des électeurs est déterminant. C’est ce que dénonce la sociologue Elisabeth Noëlle-Neumann dans sa théorie : « la Spirale du silence ». Sa thèse repose sur le constat que l'individu est sensible à son environnement social. Si ses opinions se retrouvent à contre-courant de l'opinion publique véhiculée par les médias de masse, il taira son propre avis par crainte de se retrouver isolé dans son environnement social. 

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Je ne suis pas d'accord, je vote blanc 

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 MaxMilo

Je ne suis pas d’accord parce que le président de la république peut être élu avec 10% des voix ; Je ne suis pas d’accord parce que les règles démocratiques sont truquées ; je ne suis pas d’accord car on nous oblige à faire un choix entre libéralisme et extrême droite.
Les Français sont en colère. Les décisions leur semblent prises par un personnel politique déconnecté, mal élu et non représentatif qui défend les intérêts d’une caste dont ils ne font pas partie. Au fil des scrutins, la confiance s’est transformée en défiance. Face à cette crise démocratique, le livre « Je ne suis pas d’accord, je vote blanc » propose une piste saine et non violente pour stimuler la légitimité et la dignité de nos représentants. L’auteur apporte des réponses concrètes à la contestation et propose au lecteur, qui est aussi un électeur, un mode d’emploi pour changer le fonctionnement de la machine électorale.

Abstention, piège à cons

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 MaxMilo

À chaque élection, une question gronde : le peuple français a-t-il encore envie d’avoir voix au chapitre, ou s’est-il résigné à une passivité de plus en plus explosive ? Est-il si perdu qu’il préfère renoncer à la démocratie ? Car au fond le pouvoir n’a pas besoin du vote de ses citoyens. Moins nous votons, plus il peut manœuvrer pour assoir son autorité. 

Cela ne dépend que de nous et de notre capacité à éviter les pièges mortels de l’abstention, du vote par correspondance et du scrutin électronique, générateurs de fraudes, de bugs et de manipulations aussi précises qu’invisibles. À chaque élection, il nous faut agir, se rendre au bureau de vote, entrer dans l’isoloir, et choisir la feuille que nous glisserons dans l’urne. Et si aucun des candidats ne convient, votez blanc massivement est la seule façon de comptabiliser réellement notre mécontentement et de se débarrasser d’une offre politique qui ne satisfasse pas le plus grand nombre.

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Prendre le risque de la démocratie

''Prendre le risque de la démocratie'' passe au scalpel l’état de la démocratie représentative, décortique avec humour ses insuffisances et propose une analyse objective sur l’origine de ses dysfonctionnements. Il replace le quinquennat d’Emmanuel Macron dans un contexte plus général de pratiques répétées depuis plus de 30 ans et propose un ensemble de mesures réalistes et complémentaires visant à restaurer le lien de confiance aujourd’hui rompu entre l’électeur et ses élus. 

Acheter le livre sur :

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ISBN 9791026289883

Image de couverture :  Gilles Estines / agence-kerozen.com 

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Avis des lecteurs

Encore une fois, un constat criant de vérité, Stéphane ! 

Comment faire pour réveiller toutes ces petites souris fatalistes et masochistes ?

Valérie

Je vous accompagne depuis un bon moment et suis 100% d'accord avec votre constat politique et les idées que vous développez pour la Démocratie que nous devons construire.

Merci et bravo à vous.

Marie

Ces propos sont le reflet de mes pensées depuis de nombreuses années.

Michel

Bonjour et merci Stéphane,

pour ces articles ou tout est dit de façon claire et étayé.

Bonne continuation.

Philippe

Toujours ravi de vous lire. Bravo pour votre constance dans la défense des souris. C'est un plaisir de constater que "s'il n'en reste qu'un vous seriez celui-la".

Vous feriez un excellent candidat pour le CDD proposé !

Alain

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